Un xylophone géant dans une forêt japonaise

Il s’agit d’une publicité, raison pour laquelle j’ai hésité à la partager, mais bon, une fois n’est pas coutume… Voilà une idée bien japonaise, tant par l’inspiration mystique (mais tout à fait naturelle au pays du soleil-levant) de son créateur que par les moyens titanesques qui semblent avoir été mis en œuvre pour sa réalisation. On reconnaitra la célèbre cantate de Bach, exécutée ici par une simple boule de bois dévalant un xylophone géant construit dans la pente ombragée d’une forêt de conifères. La poésie des sons qui en résulte, mêlée au souffle continu d’un torrent et à la présence des oiseaux de la forêt est d’une infinie délicatesse…

On pourrait presque, fermant par exemple les yeux quelques instants, oublier la main de l’homme taillant et assemblant chaque pièce de bois et rêver d’une successions de mouvements produits par les « hasards » de la nature seule, aidé en cela par les imperfections rythmiques dues aux inégalités du parcours de la boule. Et s’imaginer soi-même, composant de la musique, comme faisant simplement partie de la grande nature, en état de réceptivité et de communication avec celle-ci. N’utilise t’on pas le même mot pour dire d’un être qui a trouvé ce qu’il aime vraiment accomplir qu’il agit selon sa « Nature profonde » ?